Sans inscription · cet appareil
Un devis sans compte, parce que le papier n’a pas de mot de passe.
Emis s’ouvre, vous rédigez, vous imprimez. Aucun e-mail à confirmer, aucun nuage où vos clients iraient habiter. Le revers est simple : c’est vous qui archivez.
Ce n’est pas une plateforme agréée
Pas de compte, pas de cloud, pas d’e-facture, pas de Chorus Pro. Emis est une feuille de papier numérique. La réforme B2B 2026–2027 n’est pas son métier. Si vous devez émettre une facture électronique via une plateforme agréée, cet outil ne la remplace pas.
Pourquoi il n’y a pas d’inscription
Un devis n’a pas besoin d’un identifiant. Vous le rédigez, vous l’envoyez, vous le rangez. Demander un compte, c’est copier vos clients et vos montants sur un serveur que vous ne voyez pas, contre la promesse d’y « revenir plus tard ». Emis refuse ce marché.
Conséquences, assumées :
- Vous pouvez créer un devis dans la minute, y compris sur un ordinateur qui n’est pas le vôtre — en sachant que ce navigateur-là ne connaît pas l’autre.
- Nous n’avons pas vos pièces. Personne chez Emis ne peut les restituer, les fusionner, ni les « récupérer » après un formatage.
- La licence à 29 € enlève le filigrane sur ce navigateur. Ce n’est pas un compte portable d’un appareil à l’autre.
Si vous cherchez un dossier en ligne, une appli mobile synchronisée, un expert-comptable qui se connecte à votre espace : ce n’est pas ici. Abby, Henrri et d’autres le font, avec un compte. Emis fait l’inverse, volontairement.
Où vivent les données : le localStorage
Le navigateur met à disposition un petit tiroir, le stockage local (localStorage). Emis y écrit votre profil, vos clients, vos devis, factures et avoirs, les compteurs de numérotation, et éventuellement une clé de licence. Rien n’est envoyé à un serveur pour y être conservé. L’application est un site statique : HTML, CSS, JavaScript.
Ce tiroir est attaché à ce navigateur, sur cet appareil, pour ce site. Il n’est pas le même :
- entre Chrome et Firefox sur la même machine ;
- entre l’ordinateur du salon et celui de l’atelier ;
- en navigation privée, qui se vide à la fermeture de la fenêtre ;
- si vous effacez les données du site, le cache, ou « les cookies » d’un geste trop large.
Vider le cache n’est pas anodin ici : cela efface les pièces. Ce n’est pas un défaut caché, c’est le fonctionnement. Traitez Emis comme un carnet, pas comme un coffre-fort distant.
Exporter le JSON, c’est emporter le carnet
Dans l’application, Paramètres propose « Exporter tout (JSON) ». Le fichier contient le profil, les clients, les documents et les séquences. Vous pouvez le réimporter plus tard, sur le même navigateur ou sur un autre, pour reprendre exactement l’atelier.
Le JSON n’est pas une e-facture, ni un format attendu par l’administration. C’est votre copie de travail : lisible, réimportable, indépendante du site. Le PDF, lui, est le document que vous remettez au client. Les deux se complètent. Gardez-les hors du navigateur — disque, NAS, dossier « Comptabilité 2026 » — comme vous rangeriez le second exemplaire papier.
Une habitude saine : exporter après chaque facture émise, ou au moins une fois par semaine. Le fichier est petit. Il ne remplace pas le PDF, mais il permet de reconstruire l’atelier si le navigateur oublie.
Conservation : dix ans, et ce n’est pas Emis qui les tient
Service Public indique, dans la fiche Quels sont les délais de conservation des documents pour les entreprises (F10029), que les pièces justificatives — bon de commande, de livraison ou de réception, facture client et fournisseur — se conservent 10 ans à partir de la clôture de l’exercice. C’est aussi le délai retenu pour les livres et registres comptables.
Emis ne tient pas cet archive. Le localStorage n’a pas d’engagement de dix ans. Un changement de machine, une mise à jour trop zélée, un profil navigateur réinitialisé : le tiroir peut être vide demain. La loi s’adresse à vous, pas à cette page web.
Geste concret
Pour chaque facture émise : PDF au client, PDF dans votre dossier d’archive, export JSON de l’atelier. Sur papier, Service Public rappelle (fiche F23208) le double exemplaire : original remis, second conservé. Un PDF classé dans un dossier daté joue ce rôle, à condition que vous puissiez le retrouver dans dix ans — pas seulement « tant que le navigateur s’en souvient ».
Ce que ça change pour un devis
Le devis n’est pas une facture. C’est un document prévisionnel ; il n’engage les parties qu’une fois accepté (F23208). Dans Emis, il a sa propre numérotation, une durée de validité, une zone « Bon pour accord ». Vous pouvez le convertir en facture lorsque le travail est fait. Tant qu’il n’est pas converti, il reste un brouillon commercial — mais il vit dans le même tiroir. Exportez-le aussi : un devis accepté, c’est souvent la pièce qui justifie la facture six mois plus tard.
Pas de compte, donc pas de « brouillons dans le cloud » si vous changez d’ordinateur entre le rendez-vous et le bureau. Emportez le JSON, ou rédigez le devis là où vous l’imprimerez.
Ouvrir l’atelier, sans créer de compte
Rien à remplir pour commencer. Renseignez votre en-tête une fois. Gratuit avec filigrane. 29 € une fois pour l’enlever, sur ce navigateur. Pensez à exporter le JSON.